23/10/2025

2025 Randonnée dimanche 28 septembre entre Le Perray et Coignières

Cette randonnée d'environ 21 km, accessible en train, part de la gare de Le Perray en Yvelines et se termine à la gare de Coignières. Elle suit, sur une bonne partie, les GR1C et le GR11 mais utilise quelque chemins de traverses pour sortir des chemins balisés.

La météo clémente a motivé 12 randonneurs pour cette première sortie automnale à la journée. La journée s'annonce belle et ensoleillée.

Nous commençons cette randonnée en longeant l'étang de Le Perray. Créée en 1684 par Vauban à l’initiative de Louis XIV, l’étang du Perray fait partie du système hydraulique qui alimentait par gravitation le parc du château de Versailles jusqu’en 1977. Aujourd’hui la gestion de l’étang est confiée au Syndicat Mixte d'Aménagement et de Gestion des Étangs et Rigoles (SMAGER) chargé du fonctionnement hydraulique, de la qualité de l’eau et de la préservation du milieu. Situé à 170 mètres d’altitude, l’étang couvre une surface de 8 hectares. Il fait partie du réseau de captage des eaux dit de la « rivière du Roi Soleil ». Une vanne située sur la digue permet de diriger les eaux de l'étang vers le Grand lit de rivière via un « haricot ». 
Pour animer les jeux d'eau du château de Versailles il fallait procéder aux lâchers dans le Grand lit de rivière en évitant la formation de vagues, pour limiter l’érosion des berges et le risque – en cas de rigole déjà bien remplie – de submersion. C'est pourquoi un bassin de dissipation de l’énergie hydraulique a été creusé en demi-cercle (d’où son nom de « haricot ») sur le Grand lit de rivière qui passe en contrebas de l'étang du Perray. 

De plus, un étang de pêcherie est situé en amont du haricot. Lors des vidanges des étangs, une partie des poissons était orientée vers ce type d'étang dans lequel des pêches pouvaient être organisées. Aujourd’hui, cet étang de pêcherie n'est plus utilisé.

Via un charmant sentier, nous longeons ensuite le fossé 01 de la Bichonnerie pour rejoindre le village d'Auffargis. 












Eglise Saint André, reconstruite à partir de 1853 après avoir été détruite pendanr la Révolution.

Elle est reconnaissable à son tympan orné d'un décor en céramique qui représente le Christ donnant sa bénédiction, entouré des symboles des Évangélistes (le Lion pour Marc, le Taureau pour Luc, l'Homme ailé pour Mathieu, l'Aigle pour Jean).

   

Les plus grands peuvent admirer le Château de Fontaine, construit vers 1876 par l'architecte parisien Gustave Yver pour lui même, à proximité de la fontaine (voir photo ci-dessous). Le porche en façade a été ajouté ultérieurement, la maison de jardinier est plus ancienne, avant 1869. Les plus petits se contentent de l'observer via les interstices des grilles. Ce château évoque une époque florissante pour la bourgeoisie parisienne qui apprécie une région préservée et proche de la capitale.  

Les tours coiffées de toits en poivrière, les décors de calcaire et de briques suggèrent la fantaisie et les fastes de cette bourgeoisie. La propriété comprenait en outre des serres et une orangerie, les bâtiments annexes sont aujourd'hui occupés par le foyer rural.  






Nous restons sur le GR1C pour marcher dans la vallée du ru des Vaux, en direction des Vaux de Cernay, qui constitue l'un des secteurs d'intérêt écologique majeur du Parc naturel régional et abrite encore quelques marais et de petites tourbières. Nous y rencontrons queques scouts courageux qui ont campé la nuit précédente.


Nous quittons le GR1C pour remonter sur le plateau des cinq cents arpents et rejoindre la plaine de la massicoterie : après un passage sur la piste cyclable, nous marchons sur un chemin à l'orée des bois, à la rencontre de magnifiques chevaux broutant paisiblement. 









 

Nous rejoignons ensuite Fourcherolles en retrouvant le GR1C. Après une belle montée vers le bois de la Crône, nous nous dirigeons vers le GR11 Access en passant par le hameau Le Champtier des Fourneaux et sa maison de fer, à proximité de Dampierre.

 




La conception de cette Maison de Fer revient à l'ingénieur Bibiano Duclos. Réalisée à la fin du XIXe siècle et présentée à l'Exposition universelle de 1889 à Paris, elle était entièrement démontable, illustrant les avancées technologiques de l'époque et la volonté de construire des maisons légères, transportables et à coût modeste. Elles seront exportées en nombre pour dvenir des habitations coloniales. Le modèle exposé à Dampierre est celui qui servit de local pour la billetterie de l'exposition. Rachetée en 1986 par le parc naturel régional Haute Vallée de Chevreuse et entièrement restaurée, la Maison de Fer a été aménagée en gîte d'étape pour les randonneurs du GR 11.


L'heure du déjeuner tant arrivée, nous nous arrêtons dans une clairière avec vue plongeante sur le château de Dampierre, sous un beau soleil.

       

               

Après cette pause bien méritée, nous repartons en direction du GR11 pour rejoindre l'Yvette.

Entre l'Yvette et le versant sud de la forêt de la Butte Ronde, le sentier serpente à proximité de l'étang des Roches, des moulins de Chatillon et des Roches et nous mène au lavoir de la source aux fées : il est jalonné par de magnifiques rochers, nous donnant l'impression d'être dans la forêt de Fontainebleau. 


                                 
Lavoir de la Source aux fées : 
À quelques dizaines de mètres du pied de la Butte Ronde, de ses dalles rocheuses et de ses majestueux hêtres au tronc lisse et gris, coule une source connue autrefois pour ses vertus prétendues thérapeutiques, censées faire disparaître instantanément le mal. Au milieu du XIXe siècle, des ex-voto dédiés à des déesses antiques étaient découverts sur ce site appelé alors « trou aux fées » ou « fontaine aux fées ». Au sommet de la Butte Ronde se dressait jadis un temple où Diane, déesse de la chasse et des forêts était vénérée. Forêt, amoncellement rocheux, source, tous les ingrédients préférés des bonnes fées protectrices sont réunis ici. Quant à la source, il s’agit d’une résurgence d’eau filtrée par les sables de Fontainebleau.
Au niveau d'un autre lavoir, à proximité de Maincourt, nous traversons l'Yvette par un joli pont en bois.



L'occasion de faire une nouvelle photo de groupe, en souvenir de cette belle journée.


Nous quittons la vallée de l'Yvette pour monter vers le bois de Maincourt. La troisième belle montée de la journée qui n'enlève pas le sourire à nos randonneurs toujours enthousiastes.

  
  

Arrivés sur le plateau, beau panorama, magnifié par les couleurs de l'automme.
  
Passage par d'anciennes carrières :
  

Nous nous dirigeons ensuite vers l'abbaye de Notre Dame de la Roche en traversant le bois Chatelin.

L'histoire de l'abbaye commence au XIIe siècle lorsqu'un premier bâtiment fut construit pour accueillir une statue de la Vierge. La légende dit qu'elle fut miraculeusement déterrée par un taureau. Le curé de Maincourt installa un ermitage sur le site. C'est en 1232 que l'abbaye fut officiellement fondée par Gui de Lévis.   




Nous rejoigons ensuite le GR11 après une descente toute en douceur vers la ferme de Bellepanne pour nous diriger vers la gare de Coignières.


Le retour en train s'est déroulé en toute sérénité.

That's all folks !







20/10/2025

2025 - Randonnée de Conflans à Triel par les bords de Seine - 09/10/25 et 25/05/25

 Laurent C. propose de refaire pour ceux qui n'étaient pas présents le 25 mai, la belle randonnée des bords de Seine de Conflans à Triel :

"Suivi des bords de Seine avec de nombreux points d'intérêts : Conflans (embouchure de l'Oise, péniches, remorquage, chantier d'entretien), Andrésy (belles demeures du 19e, église), îles et barrage, Etang de la Galiotte (chalets lacustres), Parc du peuple de l'herbe, Carrières de sable et gravier, île du Platais, Triel et son étonnante église."
 
A peine sortis de la gare de RER, nous longeons les bords de Seine pour atteindre le confluent de la Seine et de l'Oise, caractéristique de cette ville et origine du nom... "Nommée Capitale de la batellerie il y a 160 ans, Conflans-Sainte-Honorine est située au confluent de la Seine et de l’Oise, à 25 km au nord-ouest de Paris."
Le Pointil, monument aux morts de la batellerie.
"Le nom de « Pointil » est une déformation de « pointis », extrémité d’une île.
C’est le confluent (d’où le nom Conflans) de la Seine et de l’Oise... Le monument aux morts de la batellerie commémore la participation de la flotte fluviale à la première guerre mondiale. Il a été édifié en 1926 par souscription."

Nous continuons sur Andresy, cité elle aussi batelière. Nous passons devant l'ancienne Compagnie fluviale de transport et de remorquage, des plaques émaillées
sur la façade représentant des tritons font référence aux différents remorqueurs de cette compagnie.
 
Un train de péniches, ancienne carte postale...
  
Le long du fleuve de magnifiques demeures :
 - la Villa Louis XIII,construite vers 1880 et agrandie après 1910 pour la famille Bardou, quincailliers à Paris 
 
- la Maison des Vikings, "il est dit que cette demeure serait le pavillon norvégien modifié de l’Exposition Universelle de 1900, démonté et reconstruit à Andrésy. En réalité, l’architecte Stephen Sauvestre qui travaillait au service de la famille Menier réalisa cette villa à Andrésy pour Mathilde Heinz à la fin du 19ème siècle selon un modèle d’inspiration scandinave."
 
- la Villa rêve Cottage, "agrandie latéralement par l'adjonction du pavillon chinois qui proviendrait de l'Exposition universelle de 1900, mais cette origine reste incertaine. Des panneaux en céramique, évoquant l’Asie 
et signés H. Cannes, recouvrent les élévations 
extérieures. Ils ont été fabriqués par Villeroy & Boch."


- L'Hôtel de Ville,  "villa datant du XIXe siècle, dite des Tilleuls ou des Lions, en référence aux deux fauves qui gardent l’entrée du parc, a appartenu à Jean-Baptiste de Dosme, couturier sous l’Empire. Elle devient l’hôtel de ville d’Andrésy en 1947."
 
 
-  La tour de la Ferme Seigneuriale, "La ferme seigneuriale, dont il ne reste qu'une tour, appartenait au Chapitre Notre-Dame de Paris depuis le IXe siècle. Elle " fut racheté après la Révolution par le beau-père du général Louis Lepic..... le général Lepic s’y installa à sa retraite et y vécut jusqu’à la fin de ses jours (1827)."

 - L'Eglise Saint-Germain-de-Paris, Saint-Germain était évêque 
de Paris. "La construction de cette église se situe entre la fin du XIIe
et le premier quart du XIIIe siècle.... À partir de 1517, la moitié orientale est reconstruite dans le style gothique flamboyant. Puis, sous le règne de François Ier, un agrandissement de plus grande envergure est entrepris du côté nord."
 
 
Empruntons le chemin de halage, nous faisons une pause sur un petit pont terrasse aménagé pour nous ....
09/10/25
25/05/25

25/05/25 pause déjeuner sous la pluie....
Nous atteignons les anciennes écluses de Carrières sous-Poissy et l'Ile de la dérivation qu'on atteint par une passerelle qui aurait besoin d'être restaurée....
     Voir => Ile de la dérivation et les écluses
 
Nous passons devant l'ancien pont dont on ne devine que le reste d'une arche. 
 
"Pour certains, il daterait de l'époque romaine, pour d'autres, du XIIe siècle. Ce qui est avéré en revanche, c'est qu'il était fortifié en 1357. Le 26 mai 1944, il subira un bombardement, 
et l'actuel pont reliant Poissy à Carrières sera inauguré en 1952."
 
Après Poissy, nous découvrons Le Parc du Peuple de l'herbe : "ancienne carrière (extraction de granulats et exploitation agricole, puis remblayage), le site du Parc du Peuple de l’herbe est progressivement devenu un espace en friche, avec la présence de 2 étangs « artificiels » : l’étang de La Galiotte et l’étang de la Vieille Ferme. C’est une Zone Naturelle d’Intérêt Faunistique et Floristique,... le Département des Yvelines s‘engage pour la création d’un parc départemental paysager et récréatif à Carrières-sous-Poissy."
Sur l'étang de la Galiotte, de jolis chalets flottants, véritable cité lacustre de pêcheurs, malheureusement menacée...

 
Avec une photo d'un intérieur que notre guide a eu la chance de pouvoir visiter lors d'une reconnaissance du parcours.

  
En continuant notre route, nous découvrons sur l'autre côté de la Seine, l'Ile de Platais"En 1880, Emile Zola... fait installer sur l’île de Platais un kiosque norvégien, qu’il a acquis suite à la démolition de l’Exposition universelle de 1878 à Paris. Dans ce chalet surnommé « Le Paradou » se croisent entre autres Guy de Maupassant, Paul Alexis et Henry Céard.".
  
   Avant d'atteindre le centre ville de Triel, nous empruntons un chemin 
  qui traverse les anciennes carrières de gypse, beaucoup moins bucolique... 
  "Le Port au Plâtre de Triel-sur-Seine, aujourd'hui disparu, permettait aux     bateaux de charger le plâtre, issu de la cuisson du gypse extrait des carrières     du massif de l'Hautil.Les dernières fermèrent dans les années 1970."
  
Nous arrivons à Triel et  nous nous dirigeons vers l'Eglise Saint-Martin.
"L’église, commencée sous Saint Louis au milieu du XIIIème siècle, s’élève sur les fondations d’un édifice cultuel plus ancien... L'édifice a été restauré au XVIème siècle avec la construction du chœur; celui-ci repose sur une voûte qui enjambe l'ancien "chemin du Roy", afin de laisser un passage pour les piétons".
Très belle randonnée sur les bords de Seine que nous n'avons pas l'habitude d'arpenter, merci à Laurent...
 
Entre les 2 randonnées du mois de mai et celle d'octobre, on comprend que l'on ne peut jamais prévoir la météo.... 
Le 25 mai, à l'abri...
Le 25 mai, le soleil est revenu...
Le 9 octobre, en tee-shirt...

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